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MonSport Magazine

4 pages sur un magazine belge sympa, cet été 2012.

...p'tits clics...

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Le trail, la montagne, points de vue de Chamonix aux sentiers du monde

Chamonix, vallée du Trail. La capitale de l'alpinisme réoriente sa communication ; à juste titre je pense. L'alpinisme, ou la haute montagne a beaucoup moins d'adeptes qu'auparavant ou en tout cas l'engouement pour le nouveau sport "trail" amène de nombreux adeptes qui deviennent majoritaires par rapport aux premiers et Chamonix n'est pas dupe. De plus la formidable vitrine qu'offre l'UTMB est du pain béni !

Mon métier est celui de guide de haute montagne. J'ai donc un regard aiguisé par rapport à cette tournure d'un retour à la montagne. En effet, passionné de montagne, je considère particulièrement que ce milieu est à la fois unique et multiple ! Par unique je veux dire surtout qu'il est à percevoir dans son ensemble. En tout cas c'est comme cela que je l'ai  toujours perçu, est ce à dire qu'il n'y a pas de petite et de haute montagne. Exactement, la haute montagne n'est pas mieux que la plus basse, elle est un autre domaine de cet ensemble. La Montagne est variée et toutes ses formes amènent des pratiques et des plaisirs différents. Elle amène en particulier le plus important, à savoir une connaissance de soi en nous poussant dans nos retranchements à force de vouloir la traverser ou la gravir, et donc surtout elle nous permet de nous élever (au 2 eme sens du terme...) avec l'intégration de valeurs louables telles le goût de l'effort, le respect et l'humilité envers la nature, etc... .Je suis un guide particulier car je suis aussi un trail runner. Je ne suis pas le seul. En revanche je le suis depuis très longtemps et ma vieille passion m'a permis d'en voir l'évolution et aussi d'avoir eu la chance d'en être un acteur privilégié. Je dirais, suite à ces observations, que le trail a amené une autre population à la montagne. Et c'est très bien : à l'esprit trail, ressenti et particulier mais difficilement définissable, vient s'ajouter l'esprit montagne. Certes ce n'est pas encore celui de la cordée. Cependant rares sont les compétitions de nos jours où existent l'entraide et la solidarité. Pourtant ici c'est le cas.

Sans être de l'alpinisme le trail est donc (aussi, mais pas que !) une activité de montagne, et Chamonix et sa vallée ne communique pas uniquement vers une manne mais bien pour cette valeur ou esprit "montagne". 

Un des atouts majeurs de la vallée est cette épreuve de référence qu'est l'UTMB®. Elle est un point de ralliement. J'ai habité 12 ans dans cette vallée et je ne crois pas avoir fait tous les chemins, alors oui il y a de quoi faire. En plus de la multitude il y a la variété comme le terrain (technique ou roulant), les dénivelés (fort ou moindre, et même le plat), les différents sites proches les uns des autres. De plus tout en se retrouvant très vite dans des coins sauvages voire austères (ce qui nous apprend beaucoup), les moyens logistiques et de communication sont relativement aisés afin d'organiser son séjour sportif.

En revanche Chamonix n'a pas le monopole du trail. S'il est un spot, il n'est pas le seul. C'est justement une autre voie intéressante dans la pratique de ce beau sport : la découverte. Celle d'autres massifs, celles d'autres terrains. Les alpes sont grandes...et les alpes ne sont rien relativement aux montagnes du monde ! La vallée de Chamonix est à mon sens une belle vallée du trail, mais ce serait tellement dommage de ce point de vue d'être si restrictif.

En tout cas sur place j'aime en particulier les balcons sud et nord qui offrent à la fois plusieurs étages, de longs moments à flancs mais aussi qui permettent  à l'aide d'une préparation sur carte de monter remonter, descendre redescendre à sa guise, permettant ainsi aux plus rigoureux de planifier temps de course alliés aux dénivelés négatifs et positifs voulus. Il y a des sorties phares aussi telles La Jonction : le départ originel de Paccard et Balmat en 1786 pour réaliser la première ascension du Mont-Blanc, entre Glaciers des Bossons et Taconnaz, amène à 2589 mètres, offrant 1500 mètres d'ascension d'un seul tenant mais surtout variés (forêt, puis points de vue sur les pyramides du glacier des Bossons, puis le minéral avant de buter sur les neiges et glaces éternelles, la face nord du Mont-Blanc en gros plan sur le nez !). La redescente peut se faire avec une variante coté Taconnaz, plus technique. Le Mont Buet alias le Mont-Blanc des dames (c'est pas moi qui le dit, et je ne me permettrait pas), côté massif du Giffre derrière celui des Aiguilles Rouges. On y accède soit côté Passy via le col de Salenton, soit côté l'Eau Noire, Vallorcine, hameau du Buet, via le vallon de Bérard. En fait ce n'est pas seulement la vallée et Chamonix mais les territoires juste voisins, et ceux donc des autres communes, comme celles juste citées mais aussi Les Houches, Saint Gervais, Les Contamines, Servoz... qui permettent l'offre de ces escapades aux trailers. Sans parler des territoires suisses et Valdôtains si proches et complémentaires.

Personnellement je ne m'entraîne plus guère dans les parages car j'habite désormais dans les hautes alpes (quel diversité aussi !). Cependant j'ai l'occasion de part mon métier d'y revenir souvent et avec plaisir. Par exemple cet été j'organiserais encore 3 stages autour du Mont-Blanc pour reconnaître le parcours de l'UTMB® et en faire apprendre les ficelles. En effets c'est aussi mon métier que celui de coacher et d'entraîner les passionnés de trail. Je partage donc ma passion aussi de fait. 

Mon actualité c'est aussi en ce moment de m'entraîner avec beaucoup d'envie encore, de préparer mes stages de trail running proposés et mes ascensions sportives avec clients. Côté courses ce sera La Restonica en Corse en juillet, Cervinia X trail et Courchevel X trail fin juillet et août, le Grand Raid des Pyrénées (1) une semaine avant l'UTMB. Puis ce sera la participation au 20 eme anniversaire de la diagonale des fous à l'île de la Réunion. 

Plus près je participe au QUECHUA Festatrail dans l’Hérault le 19 mai prochain.(2)

Cette année sera la première fois où je ne prendrais pas le départ de la dixième édition de l’UTMB®. En effet j’ai l’honneur et le plaisir d’être cette fois le consultant auprès de l’organisation. Pour la course elle même, avec les animateurs au micro et à la disposition des médias, ce sera une riche et exaltante expérience.

Cela fait 17 années que je pratique officiellement le trail running. En fait je pense que je le pratiquais bien avant en allant au devant de mes parents, qui m’ont amené vers cette montagne, courant vers les sommets, les y attendant et redescendant toujours en courant jusqu’à la vallée. Cependant j’ai un parcours sportif très varié et à plus ou moins haut niveau j’ai eu la chance de pratiquer assidument différents sports d’endurance tels le triathlon (10 années), le biathlon, le raid d’orientation, le raid multisport et bien sûr l’alpinisme. Après avoir tout «testé» je me retrouve à 100% en trail running, et aussi pour mon métier, l’ayant choisi pour sa simplicité d’usage, son esprit, son terrain d’emploi et surtout sa comptabilité avec la haute montagne qui est bien celle qui m’attirera toujours le plus. Je terminerais en disant que j’ai la chance de la faire découvrir, et qui plus est, à mes compagnon sportifs, les trailers...Ceux qui voudraient aller plus loin, plus haut !

Commencer le trail en montagne, comme pour toute chose sportive, demande de la progressivité. Pour les plus jeunes je conseille tout simplement d'aborder la montagne par toutes ses facettes, sans dossards absolument. Pratiquer la montagne demande du temps pour la connaître , l'appréhender et donc l'apprécier. De plus ces différents plaisirs apporteront sur le plan physique comme une préparation générale, une endurance et techniquement ce qu'on appelle le fameux pied montagnard. Car indépendamment du physique, les meilleurs trailers font la différence sur le plan technique, en particulier sur les zones escarpées, instables et dans les descentes.

Donc jeune en âge ou dans la pratique (je connais des jeunes trailers de 50 ans !) il ne faut pas griller les étapes, et si dans une définition du trail il y a "épreuve de longue durée", celle ci est relative et on trouve tout type de distance. Il faut y aller crescendo.

Pour revenir aux plus jeunes comme les ados ou jeunes adultes, s'ils sont compétiteurs dans l'âme, alors il existe aussi les courses à pied de montagne qui sont plus courtes, plus intenses et beaucoup plus adaptées. Ou tout simplement la course à pied classique hors stade. Et ce afin de parfaire leur condition de base qui leur servira toute une carrière. Ce sport semble difficile mais ne l'ai pas tant que ça. Il impressionne de l'extérieur. Mais ce qu'il faut savoir c'est que plus c'est long et plus c'est lent. Il faut simplement un entraînement adapté pour passer ce temps à se déplacer. J'ai souvent j'habitude de dire qu'un marathon n'est pas plus dur qu'un 800 m ! (J'ai même personnellement l'impression que c'est le contraire!). Le fait aussi qu'il n'y a pas que l'aspect physique mais en plus l'aspect gestion de course et des conditions peut montrer cette difficulté supplémentaire. Mais c'est comme tout, cela s'apprend.

Pour les aficionados et inconditionnels car touchés par l'engouement et la fièvre du trail, il faut bien retenir que ce n'est pas un sport traumatisant. Je m'évertue à le prouver. En revanche il peut le devenir si l'on ne s'écoute pas ou si l'on est comme certains jusqueboutiste. Il faut savoir diagnostiquer des sur fatigue tant à l'entraînement, qu'en course. Ce n'est pas forcément évident. Mais c'est pourtant très important. C'est pourquoi un suivi est utile, ou en tout cas un ou des regards extérieurs à sa pratique.

Chamonix c'est bien. Mais c'est en même temps très restricitif. Il y a tant de coins sur la planète pour marcher courir en découvrant, pour voyager et pour sortir des snetiers encore moins battus...

(1) dans l'ordre des courses le classement fut : 5 ème, 2ème, 5ème et 2ème.

(2) l'épreuve du marathon a été annulé pour cause de météo. (sacré épisode cévenole !)

RENCONTRE AVEC...VINCENT DELEBARRE

rencontre avec un pionnier de la discipline, un montagnard au grand coeur et un athlète qui ne voit pas les années passer en étant sur le devant de la scène depuis le début. Ce grand Monsieur, c'est Vincent. On ne le connait pas personnellement mais on sent tout de suite chez lui sa simplicité et son accessibilité. En grand "sage" du trail, il nous parle de sa vie de montagnard, de l'évolution de la discipline, de l'UTMB, de ses projets et de STEM. Son job qui lui permet de partager sa passion au quotidien.

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Peux-tu nous expliquer en quelques mots comment tu t’es retrouvé au cœur de la planète « trail » ?

Jeune coureur, vers l’âge de 12 ans, je devais être un peu astronome du trail car j’ai découvert dans mon propre espace cette activité très naturellement alors même qu’on ne l’avait pas encore baptisée ainsi : avec mes parents j’allais en montagne et je les attendais souvent tantôt au col tantôt au sommet, tantôt en bas à l’arrivée. Puis la planète s’est peuplée en particulier avec Les Templiers et les premières épreuves organisées. J’étais alors triathlète mais toujours montagnard et depuis 1995 je n’ai pas arrêté.

 Tu as donc vu grandir cette discipline au fil des ans…Le trail prend-il la bonne direction ?

 Il évolue encore dans le bon sens et il y a quelques prémices de dérives face auxquelles il faut être vigilent afin de préserver en particulier l’esprit qui lui est propre :

Le bon sens c’est quand je vois des jeunes très forts, qui gagnent et qui malgré tout restent simples et humbles. C’est quand je vois la masse des pratiquants grandir et s’interroger sur le milieu naturel qu’il traverse sportivement. C’est de sentir que ce sport reste sain et propre.

Les dérives pour moi c’est quand je me retrouve sur une ligne de départ et que j’ai l’impression d’être sur le départ d’un marathon sur route : chacun pour soi, dans sa bulle. C’est quand un champion qui me croise ne me dit pas bonjour (ils sont rares). C’est quand l’échange et le partage ne se ressentent pas à l’arrivée d’une course. C’est quand le nom trail est détourné pour une course qui n’a pas sa définition. C’est quand cette définition n’est même pas connue par la fédération support.

Mais j’ai bon espoir. On se doit, les pratiquants qui ont une expérience, d’être les garants de l’esprit de la pratique. Ce dernier est énormément induit par le milieu naturel et difficile sur lequel on se déplace et la grandeur du challenge physique. Cela créé « naturellement » une cohésion, une entraide. Ce n’est pas parce que le trail est une compétition et que de gagner reste louable et même souhaitable que ce n’est que de la compétition. C’est aussi un fabuleux prétexte de découverte de soi, du lieu et des autres.

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 Quel est ton plus beau souvenir depuis le début de ta carrière de traileur ?

Celui-ci est sur une fin de course. Pas parce que celle-ci s’est soldée par une victoire mais pour les sensations que j’ai connues : En 2006, à la diagonale des fous, entre Dos d’âne et l’arrivée à La Redoute je vole littéralement. Je ne souffre pas, je suis léger et je vais vite. Plus rien ne peut m’arriver, j’ai une confiance énorme. Il y a eu quelques autres sensations s’y rapprochant comme pour ma victoire à l’UTMB en 2004 mais à la Réunion ce fut un paroxysme.

 Et le plus mauvais ?

A la western states peut être, en 2007. Je suis en tête devant Sott Jurek de 15’ puis je m’égare. Ensuite, alors que nous sommes ensemble je me résouds à l’arrêt à cause d’un genou douloureux. Je continuerai malgré tout la mort dans l’âme. Mais globalement ce ne fut que sportivement ce mauvais souvenir. Mais, l’expérience et la découverte de l’Epreuve originelle du trail en fut un très bon.

 Tu fais parti des meilleurs depuis longtemps. As-tu des "recettes" pour rester en forme et compétitif ? (Entraînement, phase de repos, diététique)

Il y a je pense plusieurs raisons : Principalement le fait qu’à la maison le trail prenne ses distances ou que nous nous prenions cette distance. Sportivement, nous touchons à tout. Ce qui ne veut pas dire que je me programme rien. Au contraire. En particulier ce programme comporte des phases très distinctes avec une bonne plage de régénération. Ma façon de m’entraîner aussi biensûr. Je pense que je connais bien maintenant le repos nécessaire à chaque surcharge ou sommes de surcharges physiques. Enfin la pratique de la montagne, à l’état pur comme on dit, en troquant les runnings pour les godillots ou les skis. Ce milieu amène, outre les bienfaits de l’altitude et ceux du physique une certaine rusticité nécessaire et un profond épanouissement.

 En 2010 et en 2012, à L'UTMB, on t'a vu très actif pour ne pas gâcher la fête à cause de la météo. Ces UTMB bis, c'était la bonne solution d'après toi ?

C’était la moins mauvaise, en 2010 en tout cas. Cette fin août 2012 il y a plus d'anticipation avec des parcours de repli. Malgré tout il a fallu gérer une contrainte non prévue : ne pas dépasser 2000 mètres d'altitude ! Il a donc fallu vite réagir pour dès le lendemain offrir la course qu'on a connu avec la logistique en place et aussi tout ce qu'on imagine pas comme 'acceptation des pays amis co organisateurs... Il y autra d'autres éditions comme cela, peut être dans 10 ans maintenant. Nous planifions sur un parcours de repli d'environ 160 kil.

L'UTMB est certainement aujourd'hui l'évènement majeur dans le monde du trail. Penses-tu qu'il faille le faire évoluer ou le concept est-il maintenant optimisé ?

L’évolution doit et restera celle d’améliorer le concept. Il est bon mais par définition pas parfait. Le but est d’avoir la satisfaction de l’ultra trailer, en créant une symbiose avec le pays du Mont-Blanc tout entier, la population, les institutions mais aussi garder un équilibre avec l’environnement. Il ne faut donc pas penser qu’au coureur. Proposer diverses courses, outre le delestement de la course reine, permet de découvrir ou de profiter de l’événement à un plus grand nombre qui le demande. S’il y a des « malheureux » non inscrits sur l’UTMB cela ne me fait pas pleurer. C’est une logique, plus de demandes que de places ! Nous sommes des nantis et il y a d’autres bonheurs , notamment les 3 autres belles épreuves.

L’amélioration se trouvera aussi dans l’anticipation des problèmes à résoudre. L’édition 2010 et 2012 ont été, en terme d’expérience, des éditions très intéressantes.

L’amélioration réside maintenant dans la pédagogie. On parle par exemple de matériel obligatoire, et c’est normal et il le faut. Mais pour moi l’idéal serait qu’il n’y ait pas de matériel obligatoire parce que tout le monde aurait tout ce qu’il faut dans son sac, comme on boucle sa ceinture de sécurité sans même plus y penser !

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 Quels sont tes projets ?

J’aimerais découvrir et j’ai encore envie de confirmer des rendez-vous incontournables. Découvrir le Japon pour un trail exotique et surtout un peuple d'ultra runners en allant à l' UTMont Fuji, en mai 2013. Découvrir aussi l’Elbruz où se déroule depuis cette année un grand trail. Aller en Hongrie chez Nemetz pour encore voyager. Bien entendu, retourner sur les grandes classiques tels l’UTMB et le GRR. Mais aussi participer à d’autres trails que je n’ai pas encore fait tels Belle-Ile. 

…et entre tout ça du trail et de la montagne en compagnie de trailers avec STEM.

 Tu es Guide de Haute montagne et tu organises des stages de préparation aux différents grands ultras… ( UTMB, Diagonale des fous…), le trail, un métier à plein temps alors ?

A plein temps,  j’anime, conseille et encadre, en nature en général, tout ce qui touche au Ski, au Trail et à la Montagne. Le trail n’est pas la seule activité. STEM a pour vocation l’outdoor à pied en général. Mon objectif est d’amener les trailers à aller plus haut, plus loin, en haute montagne, pour la découvrir et aussi s’améliorer grâce à elle. Il y a donc aussi des stages en altitude, de la découverte de l’alpinisme et des projets personnalisés. En trail spécifiquement ce n’est pas que l’UTMB ou le GRR mais aussi du conseil et des stages à thème. C’est une énorme satisfaction et un grand plaisir que d’avoir comme métier le partage de sa passion.

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 Quels conseils donnerais-tu à un néo traileur ?

Principalement que ce sport est une activité de pleine nature et que comme telle il faut avant tout appréhender le milieu. Connaître cet environnement que l’on traverse pour mieux se connaître soi même.

D’un point de vue directement sportif, je lui dirais qu’il faut pas mal oublier ce qu’on connaît de la course à pied classique et qu’il faut la première année découvrir les nouvelles sensations, la nouvelle gestion de l’effort et reconsidérer complètement sa façon de s’entraîner.